Commerce équitable

Le commerce équitable est quelque chose qui est à la mode depuis quelques années.

 

Mais il faut surtout se rappeler qu’on a parlé pour la première fois de commerce équitable en 1964 à Genève lors de la 1ère conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) avec le slogan « Trade not aid ».

On retrouve les premices de ce commerce en France en 1971 avec l’ONG Oxfam (Oxford Comittee for Famine relief) et la création des « boutiques du monde » destinées à vendre des objets artisanaux fabriqués dans le 1/3 monde.

Peu de temps après, on voit apparaitre le célèbre Max Havelaar (en 88). Ce dernier met en relation des producteurs du Sud et des industriels du Nord, en accordant un logo garantissant des pratiques équitables.

 

Mais tous ces beaux efforts ne font pas vraiment le poids. Le commerce équitable ne représente que 0,00875% du commerce mondial en chiffres d’affaires. Par exemple, il y a 125 millions de producteurs de café dans le monde mais seulement 1 million qui relèvent du commerce équitable.

 

En plus, du fait qu’il n’est pas très répandu, il est fondé sur des bases plus ou moins pourries. Il fonctionne dans la culpabilisation du consommateur occidental qui paie plus cher pour « aider les petits producteurs pauvres ». On maintient une attitude colonialiste avec en plus la bonne conscience.

Un exemple sur le coton: 20 millions de producteurs essaient de survivre en Afrique de l’Ouest. DAGRIS, ex Compagnie Française pour le développement des fibres textiles (pilier de la Françafrique) achète leur production à 17000 d’entre eux. Pour satisfaire leurs actionnaires, ils achètent au prix minimum, pourtant les produits venant de 3000 d’entre eux ont le logo Max Havelaar.

 

Ensuite, le concept de commerce équitable en lui-même est un peu flou. En effet, l’équité est parfois difficile à trouver. Par exemple, MH redistribue 50 millions d’euros aux petits producteurs de café mais compte un million de bénéficiaire.
Alors si on fait le compte, on arrive à 50 euros par producteur. Et sur cette somme, il faut qu’il paie des frais de coopérative, de transport, de douane mais aussi le référencement chez MH.

 

Cet article n’a pas vocation à dire que le commerce équitable c’est tout pas bien et qu’il faut pas continuer.
Ce commerce est important car il favorise une prise de conscience. Pour qu’il soit vraiment équitable, il faudrait qu’il soit beaucoup plus transparent, que le consommateur sache qui a touché quoi et combien (le producteur, les différents intermédiaires et l’industriel).

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Published in: on avril 10, 2007 at 2:39  Laisser un commentaire  

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