MINGA

Il faut manger du chocolat car ça nous fait découvrir des trucs très sympathiques.

J’ai découvert ainsi l’association MINGA ou les pros du commerce équitable.
Je suis très contente de les découvrir surtout après mon post sur le commerce équitable, que je connaissais, qui était tout sauf équitable.

 

Je les présente brièvement.
MINGA est une association loi 1901.
« Face à la généralisation des effets dévastateurs des modes actuels de gestion de la mondialisation, le commerce équitable est un incontestable enjeu de société. Loin d’être un secteur à part, susceptible d’être réduit à une œuvre caritative ou à la marchandisation symbolique de la pauvreté (jouant sur les sentiments de culpabilité du client), il est autant une affaire de responsabilité collective que de comportement individuel, c’est à dire de citoyenneté. »

Créée en 1999, elle regroupe des personnes physiques et des structures – plus de 100 à ce jour – qui participent à la construction et au développement d’actions économiques intégrant :
– l’exigence d’équité économique et sociale tout au long des filières, dans un fonctionnement démocratique,
– tous les secteurs d’activités, la professionnalisation, le refus de la précarité par la création d’emplois et de richesse partagée,
– le souci de la qualité des produits et des services proposés en priorité dans le cadre de circuits courts et de proximité,
– la préservation et le renouvellement des ressources naturelles,
– la transparence totale et la liberté dans les relations économiques, le respect mutuel entre tous les partenaires des filières, faisant de la diversité une richesse collective.

 

 

Leurs principales activités:
1. Minga participe à des travaux et à des débats sur l’équité dans les transactions commerciales et sur les modes de garanties des différentes démarches.

2. Minga informe et sensibilise les acteurs de la société sur les problématiques soulevées par l’équité dans les échanges économiques (rencontres, débats, conférences, bulletin, site Internet, etc).

3. Minga met en relation, tant au plan français qu’européen et international des structures économiques qui intègrent l’exigence d’équité dans leurs transactions et leur mode de fonctionnement. L’objectif est qu’elles puissent renforcer leurs coopérations, et faire valoir leur point de vue d’acteurs économiques auprès des Pouvoirs publics.

4. Minga forme et accompagne professionnellement des acteurs économiques qui favorisent l’équité dans toutes leurs transactions commerciales (accueil, conseil, formation à la création d’entreprises).

5. Minga soutient la mise en place et le suivi de nouvelles filières commerciales équitables.

 

 

Au moins, leurs intentions sont claires. Si vous voulez voir leurs comptes, c’est .
Et par rapport au décret sur la commission nationale du commerce équitable, ils vous disent tout .

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Published in: on avril 24, 2007 at 2:32  Comments (2)  

Les cafés économiques

Hier, avait lieu le premier café économique à Paris, proposés par de jeunes économistes, pour « discuter de théories et de résultats avec ceux qui en expriment le désir, et pour se rapprocher et prendre en compte les réflexions et les interrogations des citoyens. »
Le thème était les retraites.

On s’est donc retrouvé à une quinzaine dans un bar fort sympathique, Le Manhattan, repère des jeunes économistes de la MSE (surement l’appel de la bière pas chère). Il y avait peu de filles, nous étions deux: Charlie et moi-même. Et les économistes étaient nombreux, à peu près 11 sur 15. (l’économiste femelle existe-t-elle?? ; )))) )
On notera la présence de blogueurs émérites ; ): Rémi, Julien, Pierre, Laurent…..
On a noté aussi la présence d’un haut fonctionnaire qui a tenu à garder son anonymat. : )
La discussion s’est déroulé dans une ambiance très ouverte et dans un calme serein malgré quelques tentatives de certaine ; ) (on en reparlera).

La soirée fut fort enrichissante pour tous (enfin elle le fut pour moi). Le débat a été très bien mené par Jean-Louis Guérin, économiste, spécialiste des retraites (je vous passe le reste du CV, sinon il y en a pour trois heures ; ) ).
Il a dégagé quatres axes de réflexion sur le sujet. Je vous les donne dans l’ordre:
– retraite vs marché du travail
– nature du système
– épargne retraite
– attentes par rapport au système

La majorité de la discussion s’est déroulé autour du premier point. Ce que j’en ai tiré, c’est que le système des retraites ne pourra jamais résoudre les problèmes du marché du travail. Et que de toute façon, ce n’est pas là pour ça. Par exemple, sur la pénibilité du travail, les inégalités homme/femme, … : il faut régler les problèmes à la base. Un ouvrier se bousille le dos pendant 40 ans, il vaut mieux améliorer ses conditions de travail plutôt que lui permettre de partir à la retraite plus tôt.
Et qu’il faudra résoudre les problèmes du marché du travail, pour avoir un système de retraite qui tourne. Par exemple, l’emploi des séniors ou l’augmentation de l’âge du premier emploi. En effet, un système qui recule l’âge de la retraite mais laisse tous les seniors sans emplois est un système un peu pourri, non??

Le deuxième point m’a appris une autre chose. Que, insidieusement, nous passions d’un modèle Bismarckien (mais pas tout à fait qd même) à un système Bewridgien. Et oui, ça se la pète!! C’est normal, ce sont des économistes!! ; )
En gros, nous passons d’un modèle basé sur une volonté redistributive (fonction du parcours professionnel) à un système plus anglais, c’est-à-dire un forfait unique pour tout le monde, et chacun complète comme il peut.
En effet, les minimas sociaux retraite concerne plus d’un tiers de la population. Il sont passés de 100 à 600 euros en 15 ans. On observe un écrasement sur ce minima ce qui se rapproche étrangement d’un forfait unique.

Je passe sur le reste, car cet article est déjà trop long. Je vais juste vous parler des choses qui m’ont interpellé.
La solidarité intergénérationnelle ne semble pas être une nécessité pour tous. Sur le thème, ils nous ont laissé un bins pas possible, pourquoi on leur paierait leur retraite??
Avec cette grande phrase adressé aux soixanthuitard (désolée pour l’orthographe): « tu nettoies ta merde environnementale, après on te paiera peut-être ta retraite ».

Un budget équilibré ne semble pas non plus être une nécessité pour tous. En effet, n’est-ce pas plutôt une question de choix de société, d’arbitrage politique?? Comme a dit Charlie, pourquoi financer un sous-marin nucléaire??

Et pour finir, résumé du tour de table. On devait donner deux objectifs qui nous paraissait essentiels pour un système de retraite. Volontairement, je ne parlerais que des idées dont on n’avait pas parlé avant.
Créer une dynamique globale, en créant un système de feed-back, un retour des seniors vers les juniors. ; )
Lutter contre le capitalisme, car un système des retraites au top, nécessite une remise en cause de notre modèle économique actuel. ( mais qui a pu dire ça?? )

Alors, alors, vous en pensez quoi??

Et pour finir vraiment, je tiens à dire que la discussion était loin d’être politiquement correcte puisque les personnes concernées par les retraites se sont retrouvées appelées vieux. (en même temps, c’est normal, il n’y avait personne en dessous de 40 ans)
Et sinon, nous sommes quelques-uns à proposer l’EVFBF, (euthanasie vite fait bien fait), vous en dites quoi?? ; ))

PS: ça fait du bien de ne pas entendre parler de présidentielle, d’Izokras, de notre peut-être future reine, de Voynet, Bové….. : )

Published in: on avril 14, 2007 at 10:02  Comments (1)  

L’agriculture bio européenne en danger

Voici un extrait du Canard Enchainé.
Lisez, c’est fort instructif. Et si vous le pouvez, relayez. : )

 

« La Commission européenne vient de concocter, toute seule dans son coin, un projet de règlement qui risque de torpiller le bio. Au menu : des exigences rabotées, des contrôles allégés et un tas de dérogations. Il s’agit pourtant officiellement de faire en sorte que le consommateur puisse acheter bio les yeux fermés.
N’empêche : les ministres européens de l’Agriculture ont pris l’engagement de voter comme un seul homme, en avril prochain, ces nouvelles règles sur la production et l’étiquetage du bio. Et ce sans tenir compte du rapport ultracritique du parlement européen, qui se fait du mouron pour l’avenir de l’agriculture biologique.

Dès 2009, on aura donc droit à du poulet bio nourri avec du maïs aspergé de pesticides (au lieu de céréales récoltées à la ferme), du jambon fabriqué avec du cochon « bio » élevé sur caillebotis, la dalle en béton des porcheries industrielles, et traité aux antibiotiques (refiler des médocs n’est pas autorisé mais n’est plus interdit) ou du pain bio composé de céréales saupoudrées jusqu’à 0,9 % d’OGM. Et l’on pourra aussi déguster un yaourt aux pommes « bio » délayé avec du lait industriel à condition que les morceuax de fruits soient issus de l’agriculture biologique (un seul ingrédient suffira à décrocher le label).

Mais qu’en pense Nicolas Hulot ? »

Published in: on janvier 29, 2007 at 5:35  Comments (2)  

Infos libres

Published in: on décembre 29, 2006 at 1:12  Laisser un commentaire