Créer un réseau

Qu’est-ce qu’un réseau?

Simplement, on pourrait dire que cela correspond à une interconnexions entre plusieurs entités.

Des gens plus « intelligents » l’ont définit comme:

« un ensemble de relations entre tous les acteurs impliqués dans un processus ». H.Mürle.

« un mouvement faiblement institutionnalisé réunissant des individus et des groupes dans une association dont les termes sont variables et sujets à une réinterprétation en fonction des contraintes qui pèsent sur elle. C’est une organisation dont la dynamique vise à la perpétuation et à la progression des activités de ses membres. A. Colonomas

Que peut-être un réseau?

Il peut y avoir des variantes: elles sont dépendantes de la nature des interconnexions ou noeud de réseau.

Une des variantes interessante est celle qui propose une alternative au système « habituel ». Nous y passons d’un fonctionnement hiérarchique ou en étoile (centralisé) à un fonctionnnement de partage ou horizontal.

Ainsi, le réseau freemen, par exemple, a comme principe une grande liberté (d’où le nom ; )) ).
Il n’y a aucune hiérarchie.
La seule contrainte: les deux constats « de base » (réchauffement climatique et remise en cause de la croissance). Mais, ils sont inévitables en tant que points de rassemblement, nécessaires pour créer un groupe.

En outre, il n’est composé que d' »électrons libres », c’est-à-dire d’individus qui font individuellement ce qu’ils veulent (ils peuvent adhérer à n’importe quel groupe).
Le réseau en lui-même garde ses distances par rapport à toute association. Mais il se réserve le droit d’interagir avec les groupes et les organisations qui lui paraissent temporairement mieux correspondre à ses idées et au type d’actions qu’il entend mener. Et ceci en passant par l’intermédiaire des individus qui sont le plus proches de ces groupes ou organisations.
Chacun peut choisir son combat, sa mobilisation, son identité collective, mais aussi gérer sa participation à sa façon, à son rythme, et pouvoir l’interrompre s’il le désire.

Une autre chose est importante dans ce mode de réseau, c’est qu’on ne veut pas effacer les différences pour obtenir un consensus. Comme l’a dit un grand sage: il faut chercher à s’accorder et non à se mettre d’accord. ; )

Outils utiles à la création d’un réseau?

Donc, comme « démontré » ci-dessus, la base pour créer un réseau, ce sont les points de rassemblements. Ils sont indispensables.

Après, pour faciliter la communication à travers le réseau, il est bien utile d’avoir au moins une liste de discussion ( de type google liste). Mon conseil serait d’en avoir deux: une pour le côté purement administratif (les grandes nouvelles, l’annonce de nouveaux arrivants…) et une pour le côté vraiment discussion (tous sujets permis, débats, propositions, rencontres, prévisions d’apéros….).

Il est plus qu’utile également d’avoir un outil de statistique fiable. Cela permet d’avoir une idée au point de vue personnel de sa « notoriété » (côté petit plaisir pour l’égo pour ceux que ça interesse). Et pour l’ensemble du groupe, cela donne une idée de « l’influence » que le réseau peut avoir.

Pour finir, il existe une théorie sur les réseaux. Celle-ci dit qu’un réseau ne peut continuer à fonctionner sur un mode horizontal s’il est trop grand (>100 personnes). Une sorte de hiérarchie s’installe sournoisement. ; )
Il faudrait donc s’inspirer du mode de fonctionnement des abeilles et de l’essaimage. Quand une ruche devient trop petite pour le population, la mère s’en va avec quelques abeilles pour en créer une nouvelle. Donc, en oubliant le concept de mère, un réseau fonctionne mieux en essaimant. Mieux vaut deux réseaux différents plus petits (= 50) mais interconnectés qu’un seul grand réseau.

Dans un car de jeunes parisiens en partance pour les manifestations de Séville en juin 2002, la majorité des militants n’appartenait formellement à aucune association. A Gènes, 60% des participants n’appartenaient à aucun groupe politique (Della Porta et al.) et, en janvier 2005, plus de 60% des inscrits au Forum Social Mondial de Porto Alegre étaient des individus qui ne sont passés par aucune organisation pour s’inscrire. Le rôle fondamental du réseau tient ici dans sa capacité à connecter directement l’individu au mouvement global.

nécessité de préserver ces différences dans le mouvement

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Publié on décembre 31, 2006 at 3:07  Comments (7)  

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7 commentairesLaisser un commentaire

  1. Ce car en partance pour Séville, aurait-il quelque rôle à jouer dans la génèse du réseau freemen ?

  2. Multiplions les réseaux! Mais question: si on est 1000, on crée 50*20 réseaux? Parceque l’idée du réseau, c’est de s’agrandir, ou c’est de rester entre nous? Bref, c quoi la logique de croissance du réseau?

  3. Contente de te voir ici, Rémi. : )
    Je vais essayer de t’expliquer ce que je pense être la logique (s’il y en a une) de croissance d’un réseau.
    Un réseau est fait pour s’agrandir, s’il se porte bien c’est même inhérent à son fonctionnement.

    Je vois le réseau comme les formes concentriques quand tu jettes une pierre dans l’eau. Il se forme un premier cercle qui puis un deuxième et ainsi de suite. Au bout d’un moment, ça s’arrête. Donc là ça serait la taille idéale d’un réseau.

    Après imagine que tu jettes une deuxième pierre presque en même temps, juste à côté. Les cercles formés finiraient par se croiser. Alors là, tu arrives à la création de deux réseaux différents avec quelques liens entre eux ou un réseau plus grand avec deux parties parfois distinctes, selon le point de vue.

    Et plus tu jettes des pierres et plus ton réseau est grand, interessant, enrichissant et efficace.

    Le but d’un réseau ne peut être de rester entre nous, sinon déjà on se fait chier (pardon pour le vocabulaire) et surtout c’est quelque chose d’ouvert par définition.

  4. Au passage, changes moi cette photo!!! ; )

  5. @Rémi : te laisse pas em… ta tof est très bien !!! Non j’déconne ! En même temps c’est moins interrogatif comme image !! 😉

    J’aime bien ta manière de décrire les réseaux. Ca m’a fait pensé à ce passage d’un texte de Hegel : « le petit garçon qui jette des pierres dans le torrent et admire les ronds qui se forment dans l’eau, admire en fait une oeuvre où il bénéficie du spectacle de sa propre activité » (http://sergecar.club.fr/textes/hegel3.htm).

    Ce texte n’a pas grand chose à voir avec le gourbiche ! Quoi que… Il y a derrière une question de « taille humaine » et d’implication de chacun dans le réseau. Cette idée de démocratie athénienne n’est pas nouvelle.

    Si le réseau regroupe 1000 personnes, il sera difficile à chacun de s’exprimer, d’agir, de proposer… A 1000, tu es obligé de mettre en place des processus de prise de décision (le vote notamment), des règles complexes, des chefs…

    Alors que si tu as 10 réseaux de 100 personnes, la participation de chacune et chacun est facilité. Et de fait on appartient tous à plusieurs réseaux, à des degrés divers, et les réseaux s’interpénètrent [c’est bon ça l’interpénétration des réseaux ;)] et interagissent.

    Bref comme dit l’autre (phacochère), la taille humaine optimale, c’est la taille de ma main : 90 (B), mais j’ai des petites mains ;))

  6. ultram 50mg

    oobb qui

  7. QHVTew


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